Comment dit on bonjour en japonais ? Tout savoir sur les codes de politesse et les salutations japonaises
Voyager au Japon ou simplement s’intéresser à sa culture passe presque toujours par une première étape incontournable : savoir saluer correctement. Les salutations japonaises ne se résument pas à un simple mot passe-partout comme on pourrait le faire en français. Elles varient selon l’heure, le degré de familiarité et même le contexte social, ce qui en fait un véritable reflet de la politesse japonaise et de sa richesse culturelle.
En quelques points
- Les salutations japonaises varient selon l’heure de la journée, le niveau de familiarité et le contexte social.
- La formule matinale est ‘ohayou gozaimasu’, tandis que ‘konnichiwa’ s’utilise l’après-midi et ‘konbanwa’ en soirée.
- La politesse japonaise repose autant sur le vocabulaire que sur le langage corporel, notamment la révérence qui accompagne les salutations formelles.
- Il est crucial d’adapter son niveau de langage, en distinguant les formes polies destinées aux supérieurs des formes familières utilisées entre proches.
- Des expressions spécifiques existent pour des situations précises, comme ‘moshi moshi’ au téléphone ou ‘tadaima’ pour annoncer son retour à la maison.
- Certains termes comme ‘sayounara’ doivent être utilisés avec prudence car ils peuvent exprimer un adieu définitif plutôt qu’un simple au revoir.
Les salutations japonaises selon le moment de la journée
Contrairement au français où « bonjour » fonctionne à toute heure, le japonais impose une segmentation temporelle stricte. Cette organisation peut sembler complexe au début, mais elle devient rapidement intuitive une fois qu’on saisit la logique horaire qui la sous-tend. D’ailleurs si vous cherchez des ressources fiables pour progresser, le livre susume ! d’angélique mariet, publié chez issekinicho, propose 336 pages de cours de japonais pour la modique somme de 25,50 € et constitue une excellente porte d’entrée pour structurer son apprentissage.
Ohayou gozaimasu : la formule matinale respectueuse
Le matin, jusque vers 10 ou 11 heures, on utilise ohayou gozaimasu, littéralement retranscrit おはようございます. Cette formule reste la version polie, tandis que la version raccourcie ohayou, sans le gozaimasu, s’emploie plutôt entre proches ou collègues de même niveau hiérarchique. Il existe même une variante argotique, ossu, prononcée おっす, principalement utilisée par les hommes comme contraction familière de cette même expression matinale. Cette nuance entre forme longue et forme courte illustre parfaitement comment le japonais encode la politesse directement dans la structure des mots.

Konnichiwa et Konbanwa : saluer l’après-midi et le soir
Passé la matinée, entre 10 heures et 17 ou 18 heures environ, c’est konnichiwa こんにちは qui prend le relais. Cette salutation est probablement la plus connue à l’international, souvent apprise dès les premiers cours de japonais. Une fois le soir arrivé, à partir de 17 heures et jusqu’au coucher, on bascule vers konbanwa こんばんは, l’équivalent de notre « bonsoir ». Ces trois formules, ohayou, konnichiwa et konbanwa, forment le socle indispensable de toute formation linguistique sérieuse en japonais, que ce soit via des cours particuliers, de l’e-learning ou des cours en ligne.
Les codes de politesse dans les salutations japonaises
Au-delà du simple choix du mot, la manière de le prononcer et de l’accompagner physiquement compte énormément dans la culture nippone. La politesse japonaise repose sur un ensemble de codes non verbaux tout aussi importants que le vocabulaire lui-même.
La révérence et son importance dans la culture nippone
La révérence, ou inclinaison du buste, accompagne traditionnellement chaque salutation formelle. Plus la situation est solennelle, plus l’inclinaison sera prononcée et prolongée. Ce geste s’inscrit dans une logique plus large d’étiquette japonaise qui englobe aussi d’autres formules rituelles comme itadakimasu, prononcé avant de manger, ou gochisousama deshita, dit après le repas pour remercier de la nourriture reçue. On retrouve la même logique de respect dans des expressions comme otsukaresama desu, utilisée pour remercier quelqu’un de ses efforts, notamment en contexte professionnel.

Adapter son niveau de formalité selon son interlocuteur
Les niveaux de formalité constituent sans doute l’aspect le plus délicat à maîtriser pour un apprenant francophone. Dire arigato gozaimasu à un supérieur n’a rien à voir avec un simple arigato lancé entre amis. De même, onegaishimasu, pour demander poliment un service, ou sumimasen et gomennasai pour s’excuser, changent de registre selon le contexte. Ohisashiburi desu s’utilise pour saluer quelqu’un qu’on n’a pas vu depuis longtemps, toujours avec cette nuance de respect qui caractérise la langue. Pour progresser sereinement sur ces subtilités, des certifications langues comme le TOEIC, English 360, LILATE, CLOE ou BRIGHT existent, bien que davantage orientées vers d’autres langues, et peuvent être financées via le CPF, France Travail, un OPCO ou le FIF PL selon votre situation professionnelle. Il est également possible de contacter des organismes de formation, par exemple au 01 84 60 40 09, pour connaître les modalités précises de financement.
Les expressions familières et alternatives pour dire bonjour
Une fois les bases posées, il devient intéressant d’explorer le registre familier, celui qu’on entend réellement dans la rue ou entre camarades, loin des manuels scolaires classiques.

Ossu et Yaho : les salutations décontractées entre amis
Entre amis proches, les Japonais utilisent des formules bien plus courtes et spontanées. Ossu おっす, déjà évoqué, reste plutôt masculin, tandis que yaho やっほー, très populaire notamment dans la région d’Osaka, est davantage employé par les filles. On trouve aussi jya ne じゃね, forme raccourcie et familière signifiant « à plus », qui s’oppose au sayounara さようなら, bien plus formel et à utiliser avec prudence puisqu’il évoque presque un adieu définitif. Pour dire au revoir de façon plus légère, mata ashita signifie « à demain », mata raishuu « à la semaine prochaine », et mata rainen « à l’année prochaine ».
Moshi moshi au téléphone et autres situations particulières
Certaines situations appellent des formules bien spécifiques. Au téléphone, on décroche avec moshi moshi plutôt qu’avec les salutations classiques. En rentrant chez soi, on annonce tadaima, et celui qui reste répond généralement par une formule d’accueil. En partant, ittekimasu prévient qu’on s’en va. Au bureau, osakini shitsurei shimasu permet de s’excuser poliment de quitter le travail avant ses collègues. Ces expressions quotidiennes témoignent de la richesse du japonais pour chaque moment de la vie sociale. Pour approfondir tout cela avant un voyage, l’équipe de go ! go ! nihon partage régulièrement des conseils utiles, tout comme le magazine otaku manga, destiné aux adolescents de 10 à 17 ans, qui propose un format bimestriel de 52 pages accompagné d’un poster gratuit à chaque numéro. Et pour organiser concrètement son séjour, pensez aussi au JR Pass, à une carte Suica, ou encore à une eSim pour rester connecté sur place.
